Comprendre le contenu en bref
- PASS santé : Le Parcours d'Accès Spécifique Santé concentre 60 % des ECTS sur des matières scientifiques pour intégrer les filières MMOPK.
- Licences Accès Santé : Alternatives pluridisciplinaires alliant une licence classique et une mineure santé, offrant plus de flexibilité en cas d’échec.
- UFR Santé Besançon : L’université fixe un numerus apertus annuel pour chaque filière, avec sélection sur classement et possibilité d’oral de rattrapage.
- Tutorat Santé : Un soutien étudiant gratuit essentiel pour les révisions, avec concours blancs, QCM et colles orales pour booster sa méthode.
- Environnement d'apprentissage santé : La BU Santé et un logement proche du campus permettent d’optimiser le temps de travail et la concentration.
L’accès aux études de santé à Besançon est plus ouvert qu’auparavant, grâce à la disparition du numerus clausus. Pourtant, cette porte grande ouverte cache un sas exigeant : la première année reste un filtre de taille. Entre motivation intacte et déferlement de cours, beaucoup butent dès les premières semaines. Réussir, ce n’est pas seulement vouloir, c’est savoir s’organiser, choisir son parcours en conscience et s’y tenir. À l’UFR Santé de l’Université de Franche-Comté, chaque étudiant doit faire un pari : celui d’une méthode inébranlable.
Comprendre l'organisation du PASS et de la L.AS à l'UFR Santé de Besançon
Le Parcours d'Accès Spécifique Santé (PASS)
Le PASS est la voie la plus directe vers les filières médicales à Besançon. Il concentre près de 60 % des crédits ECTS sur des matières scientifiques fondamentales : biologie, chimie, physiologie, anatomie. C’est un cursus exigeant dès la rentrée, sans temps de rodage. L’objectif est clair : performer dans la majeure santé pour intégrer en deuxième année médecine, pharmacie, maïeutique ou kinésithérapie. La sélection se fait sur classement, et chaque filière fixe un nombre de places. Pour maximiser ses chances d'admission dès la première année, il est souvent judicieux de se préparer aux études de santé via un accompagnement méthodologique structuré.
Les Licences Accès Santé (L.AS) : une alternative pluridisciplinaire
La L.AS, elle, repose sur un double projet. L’étudiant s’inscrit dans une licence classique (droit, psychologie, sciences de la vie, etc.) tout en suivant une mineure santé. Cette formule attire celles et ceux qui hésitent encore, ou qui souhaitent garder une porte de sortie. L’avantage ? Une réorientation plus fluide en cas d’échec. Mais attention : il faut réussir les deux volets. La charge mentale est différente - moins intense en volume scientifique, mais plus complexe à gérer. Autonomie et rigueur deviennent des atouts décisifs.
Comparatif des voies d'admission et débouchés à Besançon
Critères de sélection et numerus apertus
L’université de Besançon fixe chaque année un numerus apertus - un nombre de places ouvertes - pour chaque filière. En médecine, on parle de plusieurs dizaines de places ; en maïeutique ou odontologie, le chiffre est moindre. L’admission se fait sur classement général, établi à partir des notes de l’année. Les meilleurs candidats passent directement en deuxième année. Les suivants peuvent être convoqués à un oral de rattrapage, une chance supplémentaire, mais qui n’offre aucune garantie. Le seuil varie chaque année selon la performance globale de la promotion.
Les filières MMOPK en détail
À Besançon, les cinq filières classiques - Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie (MMOPK) - sont toutes représentées. La ville dispose d’un CHU moderne et de laboratoires de recherche actifs, notamment en neurosciences et santé publique. Le pôle d’odontologie, lui, attire des étudiants de toute la région, tant les équipements sont récents. Chaque spécialité impose un rythme différent : la kinésithérapie, par exemple, intègre plus tôt la pratique, tandis que la pharmacie demande une maîtrise fine des substances et des interactions. Le choix doit s’appuyer sur un vrai projet, pas seulement sur les chances d’admission.
| 🔍 Profil étudiant | 📅 Charge de travail | 📚 Type de majeure | 🔄 Flexibilité de réorientation |
|---|---|---|---|
| Scientifique motivé, concentré sur la santé | Très élevée - immersion totale dès septembre | Principalement santé (60 % des ECTS) | Moins souple - réorientation possible mais moins valorisée |
| Curieux, ouvert, souhaitant garder des options | Élevée avec double exigence (majeure + mineure) | Disciplinaire (ex. : droit, psychologie) + mineure santé | Plus grande - la licence reste valide en cas d’échec |
Les piliers d'une méthodologie de travail efficace
La gestion du temps et le planning hebdomadaire
Il n’y a pas de réussite durable sans organisation. Les étudiants les plus stables sont ceux qui construisent une semaine type dès la première quinzaine. Cours, révisions, pauses, sommeil : tout doit rentrer dans un cadre. Un bon planning permet de prévenir l’accumulation, ce piège silencieux qui mène à la surcharge en période d’examens.
- 📚 Relecture immédiate : relire ses notes dans les 24 heures pour ancrer la mémoire
- 🧠 Flashcards : réviser par petits fragments pour booster la rétention à long terme
- 👥 Tutorats étudiants : participer aux concours blancs et colles organisés par les anciens
- 📝 Annales régulières : s’entraîner sur les sujets des années précédentes, même partiellement
- 💤 Hygiène de vie : dormir suffisamment, bouger, ne pas s’isoler - c’est aussi du travail
L'environnement d'apprentissage à Besançon : exploiter les ressources locales
La Bibliothèque Universitaire Santé (BU)
Située sur le campus des Hauts du Chazal, la BU Santé est un atout majeur. Espaces calmes, salles de travail en groupe, accès numérisé aux revues médicales : tout est conçu pour soutenir l’effort. Beaucoup d’étudiants y passent plusieurs heures par jour. La proximité physique de la bibliothèque avec les amphis réduit les temps morts. Ce n’est pas qu’un lieu de stockage, c’est un espace de concentration collective - et ça, ça vaut le coup.
Le Tutorat Santé de l'UFC
Le tutorat, c’est l’un des piliers de la réussite à Besançon. Porté par des étudiants de deuxième année et plus, il propose des cours de rattrapage, des QCM corrigés, des colles orales. Tout est gratuit. Ces sessions permettent de se situer dans le classement, de comprendre les pièges des examens, et de bénéficier de conseils pratiques testés par ceux qui ont réussi. L’émulation entre pairs peut faire basculer un semestre.
Vie étudiante et équilibre mental
On le sous-estime parfois, mais le bien-être psychologique est un levier clé. La pression est forte, les journées longues. Il est essentiel de préserver un équilibre. Certaines associations proposent des activités sportives, d’autres des groupes d’entraide. Ne pas s’isoler, garder du lien social, c’est une forme de prévention. À deux doigts de l’abandon, beaucoup ont été retenus par un simple moment de partage. C’est ça, la vraie résilience.
S'appuyer sur des structures d'appui privées et collectives
L'accompagnement méthodologique externe
Face à la faculté, plusieurs structures privées proposent un accompagnement renforcé. Elles offrent un cadre plus encadré, des supports actualisés, parfois des concours blancs mieux calibrés que ceux du tutorat. Ce n’est pas une obligation, mais pour certains profils - autodidactes en difficulté ou revenant d’un parcours atypique - cela peut faire la différence. L’important est d’évaluer le rapport qualité-prix, car ces formations ont un coût.
La proximité géographique, un facteur clé
Où habiter ? C’est une question qu’on ne pose pas assez tôt. Loger à proximité des Hauts du Chazal, ou sur la ligne de tram Ginko, permet de gagner chaque jour une à deux heures perdues en transport. À l’échelle d’un semestre, cela représente des centaines d’heures de révision potentielles. Pour un étudiant en PASS, chaque minute compte. Faire le choix d’un logement stratégique, c’est déjà adopter une méthodologie d’apprentissage efficace.
Les questions les plus fréquentes
J'ai peur de perdre ma bourse si je rate mon passage en deuxième année, que disent les textes ?
Les étudiants en PASS ou L.AS bénéficient d’un droit spécifique : ils peuvent redoubler une fois sans perdre automatiquement leur bourse, sous réserve d’avoir validé un minimum d’ECTS. La réorientation vers une licence classique est également possible tout en conservant certains droits sociaux.
D'après les anciens, quel est le coût réel des supports de cours à acheter en supplément ?
Hors frais d’inscription, les coûts varient selon les choix. Compter entre 100 et 300 € pour les photocopies, annales et outils numériques. Les tutorats fournissent souvent des supports gratuits. Les prépas privées, elles, peuvent coûter plusieurs centaines d’euros, voire plus de 1 000 € pour l’année.
Est-il vraiment possible de réussir en L.AS sans avoir un profil purement scientifique ?
Oui, des étudiants en psychologie, droit ou lettres réussissent chaque année. Leur force ? Une excellente maîtrise de leur majeure disciplinaire et un travail rigoureux sur la mineure santé. Le parcours est exigeant, mais il permet une vraie double compétence, à condition de ne pas sous-estimer la charge.